Le Monde du Zéro Déchet : Quatrième épisode : Une Salle de Bain ZD !

J’espère que vous avez passé un bon réveillon. Comment s’est passé ce premier réveillon responsable ? Avez-vous fait de jolis furoshikis ? Chiner des cadeaux d’occasion ?

Pour ma part, vinted en novembre, leboncoin et la ressourcerie ont été mes principaux fournisseurs.

Ainsi qu’un peu de chocolat, pâte de fruits et thés en vrac dans les commerces de proximité, des petits bocaux, un tissu sur le couvercle et le tour est joué !

Mais passons au sujet du jour, la salle de bain zéro-déchet. La transition a été plutôt longue chez moi pour certains produits. Car avant de passer aux alternatives non jetables, il faut finir ce qu’on a déjà dans les tiroirs. Faite le tour de vos placards et vous verrez que l’on a tendance à pas mal accumulé dans une salle de bain !

Etape 1 : Les carrés démaquillants

Je pense que c’est l’étape la plus facile. Je n’ai pas attendu de ne plus avoir de cotons jetables pour cette transition.

Plusieurs options s’offrent à vous : Vous pouvez recycler d’anciennes serviettes pour les transformer en lingettes. Attention tout de même à ne pas utiliser des serviettes trop rêches. Ce n’est pas très agréable pour se démaquiller.

Vous pouvez acheter du tissus serviette en mercerie pour les confectionner.

Et vous pouvez également acheter des tissus neufs en magasin bio ou épicerie en vrac au rayon hygiène. Je suis fan des tendances d’Emma en bambou. 

La durée de vie des carrés démaquillant est estimé à 300 utilisations. Pour ma part, j’ai renouvelé le stock après plus de 5 ans et les anciennes lingettes me servent maintenant à cirer mes chaussures ou à ôter le vernis à ongles (pas les deux à la fois, hein !!)

Pour les nettoyer, j’utilise du savon solide détachant à la terre de sommières pour les pré-détacher. Je les enfourne ensuite dans un filet de lavage et en machine à 40°C.

Parlons également maquillage vu que c’est à démaquiller que les cotons servent !

J’utilise les maquillages Zao Make Up Organic : bio, vegan et rechargeable, oui rechargeable ! On ne jette plus d’étui plastique non recyclable, on utilise de beaux boitiers en bambou et SURTOUT le maquillage a une tenue parfaite tout au long de la journée.

Etape 2 : Les savons et shampooings solides

L’utilisation de shampooing solide, à condition de tous s’y mettre, pourrait permettre l’économie de 550 millions de contenants en plastique jetables chaque année.

Au fur et à mesure que vos gels douche, shampoings, démêlants, soins des cheveux… se terminent, optez pour des versions solides.

Les savons et shampooings solides durent plus longtemps et prennent moins de place. Ils sont également plus économique.

Sur mes cheveux mi-courts, un shampooing solide dure environ 9 mois.

Je n’utilise plus de soins pour les cheveux. Parfois, je réalise un bain d’huile ou nourris les pointes avec un peu d’huile de coco fondu entre les doigts. Mais c’est tout et il ne réclame pas plus. Pour le savon, ayant une peau à tendance sèche, je n’utilise que des savons surgras saponifiés à froid qui laissent un film hydrolipidique protecteur sur la peau. Et après la douche, je mets un peu d’huile d’avocat pression à froid pour nourrir ma peau. Le tour est joué ! Il y a bien longtemps que la peau de serpent n’existe plus sur mes jambes !

Etape 3 : Le dentifrice solide

Le tube de dentifrice ne se recycle pas encore dans tous les centres de tri. De plus, le tri n’est pas une solution pour protéger notre planète. Un déchet même valorisé demande des ressources et de l’énergie pour être recyclé.

Pour éviter ce tube en plus, plusieurs solutions possibles :

  • Acheter un dentifrice solide. Il est plus cher mais représente l’équivalent de 2 à 3 tubes de dentifrice donc le prix est alors équivalent sur la durer.
  • Fabriquer votre dentifrice. Voici ma recette : 1 cuil. A soupe d’huile de noix de coco fondu au bain-marie, à laquelle j’ajoute 2 cuil. A café d’argile blanche, 1 cuil. A café de bicarbonate alimentaire et 2 gouttes d’huile essentielle de tea tree ou de menthe.
  • Utiliser tout simplement du savon de Marseille. Le plus important étant le brossage et non le dentifrice, j’ai depuis peu opter pour cette option, la plus économique. J’ai dépensé environ 10cts pour des chutes de savon de Marseille qui vont me servir de dentifrice pour au moins 6 mois.

Etape 4 : Les mouchoirs lavables

Même si nous avons toujours des mouchoirs jetables que nous utilisons pendant nos séances de sport et en cas de gros-méga-rhume-nez-qui-coule, au quotidien, nous avons remplacé les mouchoirs jetables par des mouchoirs en tissus de papa et mamie !

Quasiment inusable, ils durent de générations en générations ! Plus durable, c’est difficile à faire.

Etape 5 : Les serviettes/culottes lavables et la cup

Une femme utilise dans sa vie entre 10 000 et 15 000 protections hygiéniques, ce qui représente environ 150 kg de déchets non recyclables. Et ne parlons même pas de la composition de ces serviettes : des fibres plastiques, des anti-odeurs de synthèse…

J’ai commencé par acheter 3 serviettes lavables avant d’avoir fini mes serviettes et tampons jetables pour pouvoir faire la transition. Ainsi j’avais tout de même des serviettes et tampons au cas où je n’arriverais pas à gérer.

Il m’a fallu du temps pour me mettre à la cup. En effet, ça peut être un peu ragoutant mais au final, c’est TELLEMENT pratique que je n’utilise pratiquement plus qu’elle ! On la fait bouillir, on la vide et rince entre chaque utilisation et on la fait bouillir après le cycle. C’est simple. Il faut juste avoir un évier dans ses toilettes, chose moins simple pour certaines au travail, j’en conviens. Depuis quelques temps, les culottes menstruelles se développent.

Pour le moment, je ne l’ai testé qu’à la fin de mon dernier cycle donc je ne pourrais pas encore vous faire de retour là-dessus. Mais en cherchant sur le net, vous trouverez des témoignages, il y a même des vidéos YouTube sur le sujet.

Etape 6 : les produits visage et corps

J’ai testé les produits solides pour le visage et le corps mais je dois avouer que la texture ne me convient pas. Elle laisse un film gras qui sur une journée n’est pas vraiment agréable. J’utilise tout de même mon baume visage mais en soin de nuit pour le finir.

Depuis juin, je suis passée aux produits de la marque CoZie : Cosmétique, Zéro Impact Environnemental. Tout est cultivé et produit en France. Les flacons sont consignés (même si vous commandez sur le site internet). Lorsqu’ils sont vides, ils partent dans un ESAT pour être nettoyé selon les règles d’hygiène propres au cosmétique. Ce serait dommage d’attraper une infection ou bactérie parce que les consignes d’hygiène ne sont pas remplies, donc on ne plaisante pas avec des produits que l’on s’applique à même notre fine peau.

Crème visage, crème mains (et pieds pour ma part), lait corps, gommage, huile de soin corps&visage, déodorant et dentifrice. Il y a tout ce qu’il faut pour prendre soin de soi sans faire de mal à la planète ou votre santé.

Et voilà, notre quatrième rendez-vous se termine. Si vous êtes arrivés jusque-là, UN GRAND MERCI de m’avoir lu ! Je vous souhaite une belle et heureuse année 2020 sous le signe de l’achat responsable !

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Prochain rdv, 31 janvier 2019 ! Quel thème souhaitez-vous aborder, dites-le nous en commentaire ?

Hélène alias Wonder Waste Woman

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